Choisir un club canin pour éduquer votre golden ? Pas si simple.

 

Votre goldinou a deux mois. Il vient d'arriver chez vous.

Vous avez choisi avec soin son élevage, où un professionnel attentif aura veillé à l'éveil et la socialisation du petit chiot. Elément essentiel dans son développement et son comportement ultérieur, mais pas pour autant suffisant.

Vous surveillez avec attention son intégration dans la hiérarchie familiale :
lieux à respecter, heures de repas régulières et après les vôtres.

Petit goldinou fait le bonheur de ses maîtres et l'admiration de l'entourage ?

Bravo ! Il est temps de songer à l'envoyer à l'école.

Depuis quelques années se met en place dans les clubs canins ce que l'on appelle l'école du chiot.

Joseph Ortéga, son initiateur et son concepteur, est à l'origine de cette activité visant à socialiser les chiots et à leur apprendre les règles de base, selon une méthode non coercitive dite « naturelle », et maintenant recommandée par la centrale canine.

Le site de la CNEA (http://www.france-agility.com) propose les adresses de tous les clubs canins de l'hexagone, dont ceux qui possèdent une école du chiot.

Allez d'abord vous rendre compte sur place du déroulement des cours, et parlez avec l'éducateur. Si les chiots « travaillent » sans laisse dans un enclos fermé et s'ils sont stimulés par des activités variées et ludiques, c'est bon signe.

Progressivement on doit leur apprendre le rappel, la découverte des autres chiots et des humains dans une ambiance sécurisante et rassurante tant pour le maître que pour le petit chiot.

Quand votre petit chiot aura atteint l'âge de 6 à 8 mois, il quittera l'école du chiot et on doit vous proposer des cours d'éducation. Là aussi soyez vigilant. Fuyez les clubs où on vous fait tourner en rond pendant ¾ d'heure et où le chien s'ennuie tout autant que vous et n'apprend pas grand chose.

Un club attentif à l'éducation des chiots, puis des chiens, doit apprendre bien sûr le travail au rappel, la marche au pied avec et SANS laisse, l'absence du maître. Si en plus il suggère de laisser jouer les chiens en liberté avant le début des cours, c'est très bon signe : un chien se socialise d'abord et avant tout dans le jeu avec ses congénères.

Si on vous propose une gradation dans les cours, c'est également encourageant. Lorsqu'un chien et son maître maîtrisent la marche au pied avec laisse et le rappel, on peut complexifier l'apprentissage.

Soyez vigilant avec les cours « coups de sonnette », un golden, chien sensible, ne s'éduque pas comme un malinois ou un beauceron, même si leur éducation peut très bien se faire ensemble.

Lorsque votre golden aura franchi les premières étapes, on pourra alors vous proposer soit des activités d'agility (certains goldens adorent !) ou si votre golden est particulièrement docile et attentif, les cours d'obéissance.

On peut aussi vous proposer de l'initiation au clicker training et à l'obé rythmée. Il s'agira alors d'un club où l'on ne ronronne pas dans des apprentissages répétitifs, c'est un très bon point.

En aucun cas, on ne doit vous laisser végéter dans un cours sans vous tenir au courant de la progression de votre chien.
Tel club en région parisienne propose à la fin de chaque trimestre des tests pour faire le point avec les maîtres et orienter les chiens dans telle ou telle activité.
Tel autre club en Bretagne, propose trois niveaux d'éducation qui permettent au chien de progresser de façon harmonieuse.

Ces deux clubs que j'ai fréquentés ont bien sûr une école du chiot. Il vaut mieux faire quelques kilomètres de plus pour adhérer à un club qui propose une pédagogie évolutive et adaptée au chien plutôt que de fréquenter un club de proximité qui en est resté au dressage au mordant, même si cette activité semble en voie de disparition.

 

Les clubs dont il est question ci-dessus sont en général des associations loi 1901, parfois subventionnées par les mairies qui prêtent le terrain. Les éducateurs, qui doivent passer des tests, sont tous bénévoles. Les prix varient selon la situation géographique entre 150 euros et parfois un peu moins de 100 euros. Ils deviennent dégressifs dès la deuxième année.

Il existe aussi des éducateurs privés, beaucoup plus onéreux, qui peuvent faire du bon travail. Là aussi la vigilance est de mise. Observez avant de vous inscrire, il arrive qu'on vous propose une, voire deux séances d'essai. Notre premier contact avec l'éducation a été chez un « dresseur » privé spécialiste du malinois ! Ce fut une catastrophe pour notre goldinette qui a eu du mal à s'en remettre.

 

Et bien sûr fréquentez les journées familiales proposées par L'AAGR !

Longue route avec votre goldinou !

Voici pour finir un titre d'ouvrage et deux sites intéressants à fréquenter pour leur conseil et leur maîtrise de la relation chien/humain (cette liste n'est pas exhaustive).

Claude Béata : La psychologie du chien (Odile jacob)

Joseph Ortéga : http://ecole.du.chiot.free.fr

Danièle Mirat : http://www.communicanis.com (Il s'agit du site d'une comportementaliste réputée dont les articles en ligne sont plein de bon sens et de conseils judicieux.)

 

 

 Marie France Quenouille

 

 

 

  A Bientôt .....